« L’homme ne pourra plus accepter de travailler sans créer ni participer aux décisions », disait François Mitterrand, ancien président français. Cette affirmation résume presque l’acte historique qui vient d’être posé par la politique étrangère guinéenne, version Dr. Morissanda Kouyaté. Il était quasiment incroyable, tellement que le défi a été rassasiée de discours creux et ennuyeux. A telle enseigne que l’acte s’est retiré à mille kilomètres à la ronde des théories. Parce que ces théories ont manqué de sincérité et de volonté politique.
Ce 23 août 2025, cette volonté politique s’est matérialisée sur l’autel de l’efficacité diplomatique. Faire participer toute la diaspora guinéenne au développement du pays, cette ambition transformée en initiative et décidément portée par le Général Mamadi Mamadi Doumbouya, se concrétise enfin.
Le manque de volonté politique était la seule aubaine qui nourrissait encore l’impatience de la diaspora guinéenne avant de se donner à fond. Heureusement qu’il y a, à la manœuvre le métronome de la politique étrangère qui agit plus qu’il ne parle.
Le ministre guinéen des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Guinéens établis à l’étranger a lancé officiellement à Paris, ce samedi 23 Août 2025, les travaux du processus d’identification des compétences et des entreprises guinéennes à l’étranger. Il avait à ses côtés, le Ministre de la Justice, Gardes des Sceaux, Monsieur Yaya Kaïraba KABA, et la Ministre du Commerce, Madame Fatima CAMARA.
Pour prouver leur adhésion à cette initiative porteuse d’espoir, la diaspora guinéenne s’était massivement mobilisée. Le climat prévalant traduisait à la fois la joie de la fin de leur impatience ainsi que leur engagement, en faveur du rayonnement de leur patrie commune.
Dans son adresse officielle, l’orfèvre de la diplomatie guinéenne a tenu à préciser que l’initiative qu’il concrétise est d’abord présidentielle. Il a également souligné que cette démarche, consiste à mettre en relation les compétences et les entreprises guinéennes à l’étranger avec l’administration publique et le secteur privé.
Selon le prix Nelson Mandela, cette initiative est bien plus qu’un projet, c’est la reconnaissance de la richesse inestimable que représente notre diaspora. D’autant plus que cette diaspora est estimée à plus de 7 millions de personnes, réparties sur les cinq continents, et qu’elle représente un réservoir exceptionnel de ressources humaines, techniques et financières.
Il a aussi rappelé qu’au-delà de son apport financier, elle compte en son sein des ingénieurs, des médecins, des entrepreneurs, des compétences directement transférables, essentielles à la modernisation des secteurs clés de l’économie guinéenne. Ce qui l’a emmené à exposer sur le Programme SIMANDOU 2040, qui est encore une vision présidentielle pour le développement socio-économique à court,moyen et long terme.
Il convient de noter que cet ambitieux projet est piloté par le Programme cadre d’appui à la Diplomatie Économique, à l’intelligence Stratégique et à la Coopération Internationale (PRODEIC). Il est un instrument de référence permettant au département des affaires étrangères de faciliter la mobilisation et la valorisation du potentiel technique et financier de la diaspora guinéenne. Cela, pour non seulement renforcer le capital humain de l’Administration publique, mais aussi améliorer la qualité de sa contribution pour relever les défis de développement socio-économique du pays.
Faut-il préciser que la rencontre a également connu la participation active de la chambre du commerce, du patronat, du président du Haut Conseil des Guinéens établis à l’étranger, des Ambassadeurs guinéens de l’Union Européenne et d’autres personnalités.
B. Kamano
Source: MAEIGE













