Le danger de la démocratie peu provenir d’elle-même, lorsqu’elle n’est pas bien assimilée. Malheureusement,son grand danger aujourd’hui, est le refus de l’acceptation de la différence de choix et d’opinions. Or, les les choix et les opinions en démocratie sont comme des soupapes d’un moteur de véhicule. C’est de leurs mouvements contradictoires que le moteur propulse le véhicule. Il en est de même entre démocratie, choix et opinions contradictoires.
Ces derniers temps, il est aisé de constater que, les mêmes qui appellent au respect des principes et valeurs démocratiques, sont les mêmes qui œuvrent pour leurs inanitions. Consciemment ou pas, leur refus d’entrer en contradiction avec les choix ou opinions des autres, constitue déjà en soi, une entorse à la démocratie. D’autant plus que, seuls les otages de la pensée unique sont capables de rejeter sans contradiction civilisée, le choix ou l’opinion de l’autre.
Les récentes sorties du président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné, illustrent mieux l’état hâve d’une certaine préception de la démocratie. Il lui a juste suffit d’exiger à sa manière, la candidature du Général Mamadi Doumbouya, pour que se déchaînent des passions anti-démocratiques, si d’ailleurs, elles ne portent pas atteinte à sa dignité. Parce qu’à ce degré des passions, l’on est en droit de se demander si ses détracteurs sont- ils en démocratie ou en dictature ? Qu’a-t-il fait d’aussi grave, pour mériter ces insanités?
Et, entant que citoyen d’un pays qui se veut démocratique, n’a-t-il pas le droit d’exiger la candidature de celui qu’il croit apte ?
S’il était le seul à être la cible de cette attitude amphigourique qui sous-tend le paradoxe démocratique guinéen, le débat aurait été bien circonscrit. Cependant, il suffit de faire le tour des réseaux sociaux, pour imaginer l’ampleur du danger qui guette la démocratie naissante. Du citoyen lambdas aux ministres, en passant par les directeurs, personnes n’est épargnée par les velléités de l’imposition d’une pensée unique.
Alors que l’âme de la démocratie est d’abord la liberté !
Bella Kamano, Citoyen.
