Siguiri, ville située au nord-est de la Guinée a vécu, il y a quelques jours, des échauffourées échappant au contrôle des autorités locales. Une meute de citoyens majoritairement jeunes, survoltés étaient dans les rues pour en découdre avec tous ce qui se dressait face à leur colère explosive.
La cité aurifère du mandingue-bèrè a frôlé un embrasement généralisé, dans un contexte électoral, n’eut été les talents de médiateur du prix Nelson Mandela, jusque là moins expressifs au plan national. Dr. Morissanda Kouyaté, dépositaire des réformes diplomatiques sans précédent, a fait montre de talents dans l’extinction de ce brasier qui aurait couté chèrement aux guinéens.
Car, l’hospitalière ville de Siguiri est un réceptacle de populations venues de différents horizons. Toutes y vont à la recherche d’une vie meilleure dans les mines, le commerce, l’hôtellerie, le transport , l’artisanat etc. Elle regorge des sociétés minières dont la contribution au budget national compte. Cependant, les impacts sur l’environnement qui suscitent de la colère chez les autochtones aura même nécessité une visite de terrain de l’émissaire attitré du président Mamadi Doumbouya.
Conformément aux directives du chef de l’État et, dans le strict respect des traditions ancestrales du mandingue, dont il est un des purs fruits d’ailleurs, le succès du dénouement de cette crise a reposé sur une méthode diplomatique appliquée à la sociologique.
Ainsi, dès son arrivée, le Chef de la diplomatie guinéenne a entamé une série de rencontres, avec les notables et les jeunes de la ville. Bien imprégné, des détails du fonctionnement et de l’organisation de la société mandingue, où la visite de courtoisie est une clé de voûte qui désagrège même les forteresses, le ministre de tous les superlatifs n’a pas eu du mal à faire passer son message de paix et d’unité.
Avec le calme olympien qu’on lui reconnaît , Dr. Morissanda Kouyaté s’est mis à l’écoute de toutes les couches avant de réagir à travers un message dont l’inspiration provient des racines mandingues. C’est pourquoi, en réponse à travers un discours lyrique et empreint de franchise, il a dissipé les inquiétudes, atténué les tensions et instaurer la paix et la cohésion. Tout en rappelant la place des Siguirikas dans le coeur du Président Mamadi Doumbouya.
À l’issue de son intervention, et en accord avec les instructions du Chef de l’État, le prix Nelson Mandela a mis les jeunes interpellés à la disposition du Patriarche (Sôtikémö) Elhadj Dramane Magassouba.
