L’apothéose d’une politique étrangère fructueuse en deux temps.

« La transition guinéenne n’a pas été un choix idéologique, mais elle s’est imposée comme une nécessité ». Cette affirmation alchimique qui renferme  le bien-fondé de la refondation, axe prioritaire de la transition est de Dr. Morissanda Kouyaté, ténue à l’auditorium de l’Union Africaine, ce 22 janvier 2025.  Dans une envolée oratoire pour clouer la confirmation de la réintégration de la Guinée, le matador de la diplomatie guinéenne a porté l’estocade   au tombereau de sanctions survenu aux lendemains du, 5 septembre 2021.

Superstition ou non, tout concourt  à admettre que les  bonnes étoiles ont été présentes dans les cieux bénis de Guinée du 17 au 22 janvier 2025. Puisse que, pendant qu’on croyait à un  succès diplomatique sans commune mesure avec l’investiture, au regard des statuts et la qualité des hôtes mobilisés, l’Union Africaine se préparait déjà  à réinstaller la Guinée dans son siège naturel.

Est-il besoin de rappeler que,  pour vivre cette apothéose diplomatique, le chemin fut long, parsemé d’embûches et parfois, la Guinée mise sur le gril candidement ?  

Pourtant, dans la vision claire toute tracée des nouvelles autorités , la nécessité vitale d’instaurer le dialogue sociopolitique et d’organiser les assises nationales pour enfiler la paix sociale était inéluctable. La construction d’une économique croissante et dédiée à la prospérité tous azimuts, était la voie du salut. Enfin, doter le pays d’une constitution qui rassemble et ressemble aux guinéens était le défi à relever avant de confier les destinées du pays par voie démocratique à un homme ou une femme.

Tel était le message que le Prix Nelson  diffusa  avec tact et talent à travers le monde entier, au nom du Président Mamadi Doumbouya,  qui l’a conçu et  voulu ainsi. D’où la pleine reconaissance  du labeur imbibé de patriotisme exprimée par le président de la commission de l’Union Africaine, Mahmoud Ali Youssouf  en ces termes : « Je félicite son Excellence, le Général Mamadi Doumbouya, grâce à lui, la Guinée reprend le chemin du développement, de la croissance de la stabilité sociale et politique. Je remercie également son ministre des affaires étrangères, Dr. Morissanda Kouyaté qui a fait œuvre utile durant toutes ces années. Il a frappé à toutes les portes, il a porté la voix de la Guinée pour expliquer la situation de la Guinée… », a-t-il déclaré librement devant les médias.

 Si toutefois, l’élection et l’investiture du Président Mamadi Doumbouya ont été une consécration de la transition, quant à la réintégration  de la Guinée à l’UA, elle scelle le retour de la Guinée dans les grands ensembles et l’ouvre une nouvelle ère.

Grâce au principe de subsidiarité, ce retour de la Guinée dans le concert des nations, lui donne droit de s’exprimer avec aisance, d’être prise en compte, d’être présente sur la scène internationale, de réclamer sans réserve, de donner sa position ou l’aligner etc.  Ce qui lui permet également, de défendre ses intérêts en toute légitimité et d’attirer les investissements.

In finé, le regard sur la Guinée change, parce que le pays a dorénavant la possibilité  de modifier la perception extérieure, en tout lieu et en tout temps.

B . Kamano, Journaliste.