Au-delà du bout d’une ancienne vidéo extrait pour les besoins d’une cause obscure, le monde se remémore encore de cette décision qu’aucun ministre africain des Affaires étrangères, n’a osé rendre publique. De surcroît sur le sol européen, berceau d’une politique migratoire, parfois sélective.
Dr. Morissanda Kouyaté, ministre guinéen des Affaires étrangères de passage à Paris, expliquait la réciprocité décidée par la Guinée, en politique migratoire en ces termes : «Nous l’avons dit à tous les diplomates, la réciprocité cent pour cent. Vous renvoyez un Guinéen, je renvoie un citoyen de chez vous. Vous le renvoyez parce qu’il n’a rien fait chez vous, je cherche un citoyen chez moi de votre pays, je le renvoie. ». Cette décision qui sonne le glas des rapatriements fantaisistes des guinéens a eu des échos dans le monde. Surtout en Belgique, où les l’effets de ses propos ont été tenté d’être démentis.
Contrairement aux langues fourchues puant d’allégations irrésistibles, la diplomatie guinéenne bloque le processus de rapatriement qui aurait abouti il y’a longtemps, en exigeant l’examen minutieux au cas par cas des dossiers guinéens. Pour ce faire, Dr. Morissanda a donné ds instructions fermes à l’Ambassade de Guinée basée en Belgique de ne prêter flanc à aucune pression. Si les intentions prêtées étaient vraies, le ministre aurait-Il opposer cette idée aux dossiers déjà en instance d’être rapatriés?
Nonobstant tout , l’examen des dossiers individuels a révélé que, parmi ces dossiers guinéens, il y’a un groupe dont les titres de séjour sont expirés, un deuxième sans titres de séjour, et le troisième groupe avec des titres de séjour valides. Sur la base du courrier de l’ambassade de Guinée à Bruxelles à propos, le ministre, Dr.Morissanda a par courrier, adressé un courrier au service d’immigration Belge, demandant que ce rappariement soit suspendu, en attendant de motiver chaque rapatriement à travers un courrier adressé aux autorités guinéennes.
Dans le cas Italien, le Prix Nelson Mandela a, d’ailleurs éconduit une délégation Italienne de manière humiliante venue lui parler de rapatriement : « Le chef de la délégation nous a dit qu’ils sont là en tant qu’envoyé spécial du Gouvernement de la première ministre Georgia Mélonie pour signer un accord avec la Guinée sur la migration. Je lui ai dit que si vous êtes venus pour parler de migration à cette réunion, on arrête tout et vous repartez chez vous. Si vous êtes venus pour parler de relations bilatérales entre la Guinée et l’Italie à l’intérieur desquelles il y a la migration, je suis prêt à vous écouter. Aussitôt le langage a changé. Je leur ai dit qu’on ne va pas discuter de migration sous la table. Vous aviez demandé à nous voir en aparté à New York, nous avons refusé. Nous avons dit que si quelqu’un veut nous voir pour parler de la migration des guinéens, le Gouvernement va se déplacer venir chez nous. Nous irons chez lui pour donner nos réponses »
Il est clair que, ces propos rendent les faits têtus et les efforts de protection des guinéens établis à l’étranger ne sont pas inaperçus. Et ce n’est pas une cabale montée de toute pièce, qui anéantira une vision diplomatique née d’un engagement personnel.
Bella Kamano, Journaliste.












