Invité au forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, le président Mamadi Doumbouya a été représenté, au sens fort, par son ministre des Affaires étrangères, Dr. Morissanda Kouyaté. À la tribune de ce forum international , l’émissaire du président guinéen n’est pas allé du dos de la cuillère en abordant le thème dudit forum : « La paix implique des partenariats équilibrés, transparents et mutuellement bénéfiques », a-t-il déclaré. On ne peut être plus enseignant que ces propos du ministre des affaires étrangères guinéen, qui résument la teneur d’une réalité qualifiée par certains, de malédictions des ressources. Car, lorsque les ressources d’un pays sont l’objet de contrats léonins, les conflits deviennent le seul moyen de recours possible, afin d’imposer un partenariat mutuellement bénéfique.
La Guinée, longtemps victime de ses ressources, se réinvente en proposant un new deal à tous ses partenaires. Celui d’un partenariat débarrassé de tout complexe et mutuellement avantageux. Et pour littéralement le faire savoir, Dr. Morissanda Kouyaté a trouvé une formule pédagogique qui informe et précise dorénavant que : « La Guinée demeure ouverte aux investissements étrangers, mais elle affirme avec clarté que ces investissements doivent s’inscrire dans une logique de co-développement, de transfert de compétences et de respect des intérêts stratégiques nationaux ».
Dans le cadre de la mise œuvre de cette vision portée par le Président Mamadi Doumbouya, à travers le projet phare Simandou 2040, le Prix Nelson Mandela, considère que la réponse à la question de la souveraineté économique n’est plus théorique en Guinée : « Sous le leadership du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, la Guinée a engagé une refondation profonde de sa gouvernance économique en plaçant la maîtrise de ses ressources naturelles au centre du projet appelé Simandou 2040 », a-t-il annoncé.
Ce changement de paradigme répond à un seul et unique besoin, celui de faire en sorte qu’on sonne le glas au paradoxe guinéen. Un pays immensément riche en son sol et en son sous-sol mais, dont les ayants droit côtoient la misère, en dépit de la hausse continue des prix des matières premières suite aux mutations profondes mondiales : « Nos richesses n’ont toujours pas été synonymes de prospérité partagée. Cette richesse a trop souvent été source de convoitises, de dépendances et de vulnérabilités. Aujourd’hui, face aux mutations profondes de l’économie mondiale, notamment la transition énergétique et la digitalisation, nos ressources naturelles – bauxite, fer, or, lithium, cobalt – acquièrent une valeur géostratégique sans précédent », a dénoncé Dr. Morissanda.
Soucieux de voir l’Afrique profiter de ses ressources, le chef de la diplomatie guinéenne a appelé de tous ses vœux, à une unité d’action. Parce que convaincu que , le développement du continent dépendra de sa capacité à transformer ses richesses en: « véritables leviers de souveraineté économique et de développement durable ». Conclut l’émissaire du chef l’Etat guinéen.
Bella Kamano












