
Bah Oury rappelle qu’au début de la transition, certains leaders politiques voulaient, coûte que coûte, organiser les élections en six mois pour clore la transition.
‘’Aujourd’hui, ce sont les mêmes qui appellent à une interruption par des forces de défense et de sécurité, des appels pour qu’il y ait une crise institutionnelle majeure dans ce pays. Est-ce que c’est responsable pour des hommes et des femmes qui ont été, à un moment donné, en charge de parler et d’agir au nom du peuple de Guinée ?’’, se demande le Premier ministre.
Avant de dire : ‘’Lorsque vous n’assumez pas votre responsabilité avec sagesse, avec une prise en compte de l’intérêt national, vous allez subir la rigueur de la loi. Quelqu’un qui appelle publiquement à un coup d’État, est-ce que vous voulez qu’on laisse une forme d’impunité qui remet en cause la stabilité du pays ? Si vous voulez maintenir cette impunité, vous êtes aussi responsable. Maintenant, c’est fini’’.
Il annonce que le ministre de l’administration du territoire a déjà convoqué certains responsables politiques de partis pour leur demander si leur institution politique assume les déclarations de leurs leaders. ‘’S’ils disent qu’ils assument la déclaration, l’administration du territoire, en conformité avec la Charte, prendra sa décision’’, précise-t-il.
Et, ajoute-t-il, ‘’le ministre de la Justice, par rapport à des déclarations qui remettent en cause la sécurité nationale, agira. Le ministre des affaires étrangères, en ce qui le concerne, devra mettre tout en œuvre pour que cette décision, cette approche, soit partagée à l’ensemble des ambassadeurs accrédités en Guinée et les représentants de la communauté internationale’’.
‘’Les gens qui ont accumulé de l’argent et qui l’utilisent pour acheter des influenceurs, des canaux médiatiques à gauche et à droite, pour remettre en cause la stabilité de ce pays, l’impunité, c’est fini ça’’, prévient le locataire du palais de la Colombe dans l’émission On fait le point.
VisionGuinee.Info