Dossier OGP: « il faut aider la justice en évitant les extrapolations ». (Bella Kamano)

Le limogeage de l’ex-directeur de l’office guinéen de publicité OGP, Mandian Sidibé pour malversations continue d’alimenter les débats, en dépit de l’exécution du mandat de dépôt en attendant son procès.

Du citoyen lambdas aux personnalités publiques, chacun et chacune y va de son commentaire. Au point que certains indexent déjà des responsabilités au-delà de celles de l’ex-directeur général de l’OPG.

Mais, pour le président du parti union pour la liberté et l’émergence (ULE), cette extrapolation des responsabilités frise les règlements de compte public. Car, selon Bella Kamano,  journaliste converti en politique, seulement les enquêtes pourront déterminer et situer les responsabilités de cette malversation.

«  Primo, je tiens à renouveler ma confiance en la personne du Général Mamadi Doumbouya pour son attitude intolérante face à la déprédation. Depuis toujours, les guinéens que nous sommes, avons réclamé que les détournements, les malversations et la corruption soient impitoyablement combattus dans notre pays. Parce qu’il a été prouvé économiquement que ces fléaux sont en grande partie les adversaires intraitables du développement des pays qui en sont victimes.

Concernant le cas de l’ex-directeur de l’OGP, je ne  souhaite  à personne les ennuis. J’aurais aimé  lire dans la presse ou écouter ses compatriotes parler en bien de lui, ce qui  aurait bâti sa fierté d’avoir  servi honorablement sa patrie , après avoir été  ce que chaque guinéen connaît.

En outre, Il faut rappeler aux experts en déduction  qu’en pareil cas , il vaut mieux laisser les enquêtes déterminer et situer les responsabilités que d’extrapoler, au risque de régler des comptes de manière publique. Parce que j’entends par ci par là, certains citer nommément des complices sans aucune once de preuve. Cela constitue déjà un délit en soi. Il faudrait qu’à un moment donné qu’on laisse la justice travailler sereinement.

En attendant la fin des enquêtes et le procès, que chacun respecte la présomption d’innocence. Et surtout, la dignité des autres. 

L’office guinéen de publicité est une structure étatique régie par un ou des textes de loi, qui ont défini la mission des acteurs impliqués dans sa gestion. Par conséquent, pour le moment, toute conjecture tendancieuse ciblant le conseil d’administration porte des germes de haine inextinguible». Conclut le président de l’ULE.

Propos recueillis par Abdou Soumah pour :

GUINÉEVOX.INFO