Les ministres Benoît et Bourouno en quête de reconnaissance ratée chez les Kissia.(Par Saa Löya Sandouno)

Shot of a young businessman looking thoughtfully out of a window in a modern office

En dépit du changement de contexte politique et la volonté affichée d’aller vers un nouveau départ, les pratiques préfèrent s’accrocher à la répétition. Or, ne dit-on pas que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets?

Décidément les deux ministrons de la communauté des kissia sont sur la même longueur d’onde  que tous ceux qui ont eu leur position auparavant. Pendant tout ce temps leurs pères, mères frère et sœurs de la communauté étaient des pestiférés.

Les deux hauts perchés ne connaissaient pas les kissia, mais eux, étaient connus par  la communauté à cause de leurs patronymes typiquement kissinö.

Aucune couche de la communauté des kissia ne se reconnaît en eux, à cause de leur attitude hautaine. Pourtant,  les jeunes ne réclament que peccadilles et les sages ne demandent rien que la marque de respect.

Cependant, lorsqu’un ministre  remplace sa communauté par sa cellule familiale,cela peut durer jusqu’au jour celui qui l’a nommé va avoir besoin du soutien de sa communauté.

Il n’est pas étonnant de constater qu’aujourd’hui,au sein de la communauté des Kissia, qu’il soit interdit  de parler d’eux, tellement que l’équidistance créee par faute d’encrage social est réelle. Les rarissimes qui osent parler des deux cheffaillons peuvent se voir mis en quarantaine.

Cela, est la conséquence directe de leur vision très réductrice de la fonction de ministre en Guinée. Voilà que la réalité les rattrape! Curieusement, ils sont devenus automatiquement des kissia porteurs de projets pour une  communauté à laquelle ils n’ont accordé aucune considération.

Mais, heureusement que leur stratagème transparaît, car, les non-dits brillent aux yeux. Comme hier, ceux qui ont eu leur stature, ont utilisé la communauté comme tremplin pour se sauver ou s’accrocher.

Ainsi, l’histoire se répète, en lieu et place de favoriser la fabrication d’autres ministres capables de se mettre au service de la communauté, on les ferme portes et fenêtres.

Subitement,les deux ministres qui, hier étaient enfermés dans leur bulle au dos rond, tentent de s’offrir pour les besoins de la cause perdue. Les Kissia ont compris qu’ils  sont en 2025, pas en 1960. 

Ils tenté une retrouvaille avec les Kissia, sans aucune disposition pour recevoir respectueusement chaque couche, comme la tradition l’exige. Les jeunes leur ont dit des vérités indélébiles et les sages les ont quitté avec des souvenirs aux relents de malédictions, parce qu’ils ne leurs ont  remis aucun kopeck pour leur retour, en cette période de carême. C’est le résultat du manque d’encrage. Et ce qui est vrai,est que  le comportement lui, il devance toujours. Hélas !

Par  Saa Löya Sandouno,

citoyen Bemakissi .