La vitoire d’Embalo U. Sissoco remise en cause par le comité ministériel de la CEDEAO. Il condamne ses propos discourtois à l’encontre d’ Alpha Condé.

A quoi joue la CEDEAO en Guinée Bissau ? Alors que la mission d’Observation conduite par l’ancien premier ministre malien, Soumeylou Boubeye Maiga a presque validé les résultats issus du deuxième tour du 29 décembre et a félicité le président déclaré élu Umaro Sissoco Embalo avec 53,55% des voix contre 46,45% pour Domingos Simoes Pereira, un comité ministériel dit de suivi de la même organisation semble vaguer à contre courant.
En effet, ce jeudi 30 janvier, une mission d’évaluation a été envoyée en Guinée-Bissau pour constater de visu la situation politique prévaut dans ce pays. La délégation composée du ministres des affaires étrangères du Niger, du secrétaire général de la Présidence de la Guinée Conakry, représentant le président Alpha Condé, médiateur de la CEDEAO pour la Guinée Bissau et le président de la Commission de la CEDEAO a rencontré des acteurs du processus électoral.
Ils se sont entretenus avec le Premier Ministre Aristides Gomes, le Président de la Commission nationale électorale et le Président de la Cour suprême. Au terme de ces entretiens, le comité de suivi a « noté que des recours ont été introduits auprès de la Cour suprême qui après les avoir examinés, a demandé à la CNE de les traiter ».
Contrairement à la mission d’observation qui semblait entériner les décisions de la Commission nationale électorale, le comité de suivi recommande « que la CNE engage la procédure de vérification de la consolidation nationale des données issues des commissions régionales du deuxième tour ». Une vérification qui se sera sous l’égide de la CEDEAO, en présence des représentants des deux candidats, ajoute le communiqué sanctionnant la visite des trois émissaires du comité ministériel de suivi de l’organisation régionale. A cet effet, un deadline a été donnée à la CNE qui devrait terminer ses travaux au plus tard le 07 février.
Le comité ministériel de suivi de faire dans les menaces en mettant en garde « ceux qui agiraient dans le sens contraire ».
En outre, « le comité ministériel condamne fermement les propos discourtois tenus à l’encontre de certains chefs d’État et de gouvernement qui œuvrent à la stabilité du pays ». Une allusion peu voilée faite aux dernières sorties virulentes du président déclaré élu Umaro Sissoco Embalo contre le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé qui rappelons-le, est le médiateur de la Cedeao pour la Guinée Bissau.

Dakaractu.